11.01.2011
Ritual of Remembrance
Du 13 novembre au 18 décembre 2010, la Galerie Yang à Pékin consacrait une exposition à Quentin Shih, intitulée Ritual of Remembrance. Cette exposition mettait en scène la première ru
pture de l'artiste avec les grandes marques de la mode, et sa volonté de se consacrer à l’art pur. L’exposition a été divisée en trois parties : "The Stranger in the Glass Box", "The Departing Youths" et "Citizen of the State". Comme avec ses autres expositions artistiques, la révolution culturelle Chinoise a joué un rôle primordial dans les œuvres de l'artiste. Dans plusieurs créations de Ritual of Remembrance, Quentin Shih a utilisé des images de la révolution culturelle pour créer un produit ou une représentation commerciale de cette époque. L'artiste a également tenu à préciser que le but de cette exposition était de faire participer le public en l'impliquant dans l’exposition, afin d'évoquer les expériences personnelles de chacun face aux différentes périodes de l'histoire chinoise représentées.
Comment peut-on, alors, accuser Quentin Shih de racisme ? Lui qui, dans chacune de ses créations défend, et met-en-scène la Chine et son peuple dans un vibrant hommage. Quentin Shih est Chinois, ne l'oublions pas, et qui mieux que lui peut alors porter une interprétation -certes personnelle- sur sa propre culture ?
Ces accusations de racisme, Quentin Shih les a subies suite à sa d
ernière exposition, « Shanghai Dreamers » en collaboration avec la maison Dior. Ces accusations étaient très loin de la réalité et ne prenaient pas en compte le fond des œuvres, mais uniquement la forme. Il est plus qu'évident que les images représentent une critique du monde occidental et de sa vision à l'égard du peuple chinois. Une vision bien peu valorisante, à laquelle les accusations de racisme ne font que contribuer.
On retrouve dans "Shangai Dreamers" comme dans "Ritual of Remembrance" les mêmes traits, les mêmes thèmes et le même regard porté sur l'opposition entre deux civilisations, entre occident et orient. Les couleurs, la lumière et la simplicité du propos de "Ritual of Remembrance" évoquent sans hésitation la beauté de « Shanghai Dreamers ».
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18.10.2010
Stranger in the Glass Box
On a beau jeu de taxer la nouvelle exposition de Quentin Shih de racisme, de provocation et de non-respect de l'histoire du peuple chinois pendant la révolution culturelle. Avant de foncer tête baissée dans une polémique qui n'est que politiquement correcte, j'aurai aimé que ceux qui critiquent ces photos se souviennent de la première exposition de Quentin Shih en 2008, "Stranger in the Glass Box".
Dans ces clichés, une modèle chinoise pose habillée de Dior, confinée dans des étranges boîtes de verre et exposée au regard de personnages qui semblent tout droit sortis de la Chine traditionnelle dans les endroits les plus incongrus - routes, usines, gares, terrain de sport...Pourquoi ne pas avoir accusé également cette exposition de raciste alors même qu'elle pourrait représenter là encore - si je voulais me faire l'avocat du diable - la fascination qu'exercerait un certain Occident riche, puissant et élégant sur une Chine arriérée et passive ?
Pourtant Quentin Shih était déjà associé à Dior lors de cette première exposition. Il faisait partie d'une poignée d'artistes renommés choisis en 2008 pour Christian Dior § Contemporary Chinese Artists pour illustrer la rencontre de l'art et de la mode au centre d'art contemporain de Ullens à Pékin pour fêter les 40 ans de la maison. L'amalgame entre l'artiste, Dior et les accusations de racisme devient alors facile. Trop facile et surtout très loin de la réalité.
Quentin Shih a grandi dans un village très éloigné du monde occidental et du fashion tel que le présente Dior. Il a beau être aujourd'hui l'un des photographes chinois les plus prisés, on comprend à travers ses clichés que l'Occident exerce sur lui un véritable pouvoir de fascination. Et la fascination d'une culture n'entraîne en rien automatiquement le mépris de sa propre culture. Ce n'est pas là le message de ses oeuvres.
Finalement, Quentin Shih exprime ainsi sa vision toute personnelle d'un dialogue toujours difficile et tendu - et la polémique autour de Shangai Dreamers est là pour le rappeler - entre Occident et Orient. Il ne fait que dénoncer cette impossibilité de se comprendre. Dans le cas des deux expositions, c'est clairement la confrontation des deux mondes qui intéresse Quentin Shih. Et la force de l'art c'est justement d'être interrogateur et dérangeant, d'exprimer une vision pour provoquer le dialogue. Pas de juger ou d'accuser.



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12.07.2010
Shanghai Dreamers
Après l'exposition "Stranger in The Glass Box", Quentin Shih collabore une nouvelle fois avec Dior et propose une série de photos intitulées « Shanghai Dreamers », exposées à l'occasion de la réouverture de la nouvelle boutique Dior de Shanghai.
Une fois encore, l'artiste chinois fait preuve d'une virtuosité photographique : les couleurs pastelles, la simplicité, le réalisme, la lumière, l'esthétique globale est tout simplement sublime !
Un décalage est assez frappant entre l’élégance qui atteint ici son paroxysme avec le mannequin occidental dans sa robe somptueuse, maquillée, pouponnée et la sobriété des modèles chinois, en tenue de travail, dans un style très maoïste.
C'est magnifique, mais c'est raciste ? Bien sûr que non!!
Cette série de photos a accouché d’une polémique grotesque accusant l’artiste et par la même occasion Dior de racisme.
Selon mon humble avis, ces photos sont à prendre au second degré. Tout d’abord il est important de rappeler que Quentin Shih est chinois, il y a donc peu de chance pour qu’il soit raciste envers la Chine…
Le message que j'interprète est plutôt une critique de l’image que NOUS, occidentaux, avons de la Chine et de ses habitants et non pas l’artiste chinois.
Une culture de masse, sans aucune personnalité, travaillant sans relâche, en vain, car ils n’égaleront jamais les occidentaux…
C’est justement pour cette raison, que le groupe de chinois représenté souri, conscient à la fois de cette vision déformée que nous avons d’eux et de leur force par leur unité et leur esprit collectif.
Au final, je pense que cette polémique n’a pas lieu d’être, Quentin Shih est un artiste reconnu, talentueux et la qualité de son travail ne laisse personne insensible.

Pour savoir un peu plus sur l'univers de Quentin Shih et ses expositions, voici quelques liens utiles:
http://www.quentinshih.com/
http://trendland.net/2010/07/29/christian-dior-shanghai-dreamers-quentin-shih/
http://www.gosee.us/news/art/christian-dior-shanghai-dreamers-quentin-shih-s-new-collaboration-with-the-parisian-fashion-house-9348?gos_lang=fr
http://www.hellocoton.fr/quentin-shih-422651
http://cortosanti.com/blog/?p=184
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